Jacques Braunstein
C’est comme si, des millions de voix auxquelles il s’en ajoute chaque jour murmuraient :
« Tu feras cela en mémoire de moi… de moi… de moi… »
Et moi, je noue des nœuds comme d’autres salent de sel, des dizaines de nœuds dans lesquels j’emprisonne le MAL, débordé, comme l’Apprenti-Sorcier, par l’ampleur de cette ambition démesurée.
Je tente, par la création d’objets-symboles, d’exorciser toutes les violences, toutes les cruautés, toutes les injustices, toutes les humiliations, toutes les intolérances qui font la honte de l’humanité.
Ici se trouve un lieu de réflexion :
Tu passes derrière le miroir et tu contemples avec un autre regard une oeuvre plastique qui se joue de l’esthétisme pour parvenir au pathétique, une œuvre qui se transcende pour prétendre devenir œuvre-d’ART.
Les moyens plastiques sont simples, presque primitifs, à la portée de tout un chacun. Seule l’obsessionnelle complexité du jeu est dissuasive car elle peut entraîner à la folie. Cette complexité confère un caractère magique à ce travail où elle entremêle des connaissances et des pratiques culturelles puisées dans de nombreuses sociétés humaines, de tous les temps, de partout.
" ...Si je t’oublie, SHOAH...
...le temps d’avaler ma salive...
...et je serai guéri... "
EMEN BE in MOI GOLEM